Wall Street devrait reprendre son souffle à l'ouverture
information fournie par Zonebourse 15/04/2026 à 15:05
Pour rappel, le Dow Jones a terminé la séance de mardi sur une progression de 0,66% à 48 536 points, tandis que le S&P 500 s'est adjugé 1,18% à 6 967 points, et que le Nasdaq 100 a grimpé de 1,81% à 25 842 points.
Les marchés américains ont été portés par l'espoir d'une reprise des pourparlers avec Téhéran, insufflé par Donald Trump : selon lui, l'Iran lui aurait "tendu la main" et de nouvelles négociations pourraient débuter prochainement, toujours au Pakistan.
"Il ne fallait sans doute pas s'attendre à ce qu'un seul cycle de discussions débouche immédiatement sur des résultats", souligne Paul Diggle, chef économiste chez Aberdeen, pour qui "la tenue même de négociations en face à face constitue déjà un progrès".
Les investisseurs ont également salué le libre passage de navires marchands dans le détroit d'Ormuz. La Navy n'a pas cherché à les arraisonner, contrairement aux menaces proférées par le président américain lors de la mise en place de son blocus dans la zone.
Malgré ces espoirs d'accalmie au Moyen-Orient, les cours du pétrole demeurent élevés, bien qu'en deçà de la barre fatidique des 100 USD le baril, gravitant autour de 91 USD pour le WTI et de 95 USD pour le Brent.
Un impact modéré du pétrole sur les prix à l'import en mars
La flambée des prix de l'or noir depuis le début de la guerre en Iran ne s'est toutefois retrouvée que modérément dans les prix américains à l'importation, qui ont augmenté de 0,8% en mars par rapport au mois précédent ( 0,6% hors carburant).
Autre donnée de la matinée, l'indice Empire State de la Fed de New York a vivement rebondi en avril. Attendu en très légère amélioration de -0,2 à 0,3 point, il s'est finalement établi à 11 points, son plus haut niveau depuis novembre 2025.
Bank of America et Morgan Stanley battent les consensus
Outre la géopolitique, la semaine est aussi dominée par la publication des trimestriels des grandes banques américaines : après Goldman Sachs lundi, puis JP Morgan et Citi mardi, c'était au tour de Bank of America et de Morgan Stanley de dévoiler leurs comptes ce matin.
Ainsi, Bank of America a publié un BPA en hausse de 25% à 1,11 USD au titre du 1er trimestre 2026, dépassant ainsi d'environ 10% le consensus de marché, grâce notamment à une croissance de 7% de ses revenus nets d'intérêts, à 30,3 MdsUSD.
De son côté, Morgan Stanley a dévoilé un bénéfice net en croissance de 29% à près de 5,57 MdsUSD, soit un BPA de 3,43 USD, battant d'environ 13% l'estimation moyenne des analystes, avec un ratio d'efficacité amélioré de 3 points à 65%.
"Le secteur financier américain présente toujours une combinaison attrayante : amélioration des marges d'intérêt nettes, activité croissante sur les marchés de capitaux et contexte de déréglementation favorable", estime Mark Haefele, chez UBS Global Wealth Management.
"Nous continuons de privilégier les banques, les places boursières et les sociétés financières diversifiées rémunérées à la commission, qui peuvent tirer parti de fondamentaux solides, d'une activité soutenue et de valorisations attractives", ajoute le professionnel.
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